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Angola : Les Evêques encouragent le Président Joao Lourenço à poursuivre la réforme de l’Etat

Angola : Les Evêques encouragent le Président Joao Lourenço à poursuivre la réforme de l’Etat

Les évêques d’Angola étaient réunis ces derniers jours dans la province de Namibe pour leur Assemblée annuelle plénière. La première depuis l’élection du nouveau président Joao Lourenço et son investiture il y a presque six mois. L’occasion pour l’Eglise catholique de délivrer une note pastorale. Un message à destination de la population, mais aussi des autorités du pays.

En Angola, la position de l’Eglise catholique avait toujours été très prudente vis-à-vis du pouvoir politique. Sa radio, radio Ecclesia, avait même été interdite pendant dix ans, puis n’était autorisée à émettre qu’à Luanda la capitale. Elle est considérée comme l’une des radios les plus indépendantes du pays. Mais voilà que le nouveau président João Lourenço se dit prêt à autoriser cette radio à émettre sur tout le territoire.

Les évêques, eux, interpellent le chef de l’Etat. Ils l’encouragent à poursuivre la réforme de l’Etat et à lutter contre les déséquilibres et l’injustice : « Observant la réalité du pays, les évêques remercient son excellence, président de la République, le général João Lourenço pour lever l’interdiction imposée jusqu’ici à radio Ecclésia d’émettre sur tout le pays. Nous l’encourageons à poursuivre le chemin de la réforme de l’Etat pour que tous, nous puissions nous exprimer pour la dignité, l’élévation d’esprit. Pour que les déséquilibres entre les provinces puissent disparaitre, pour que la culture de justice s’affirme. Pour le bien de tous, pour que tous puissent bénéficier de ces bienfaits », a déclaré Dom Manuel Imbamba le vice-président et porte-parole de la Conférence épiscopale de l’Eglise angolaise.

L’un des grands chevaux de bataille de l’Eglise catholique en Angola, c’est l’interdiction, quel qu’en soit le motif, de l’avortement. Or, suite à des manifestations, le parti-Etat, le MPLA, avait décidé de faire machine arrière et de l’autoriser en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Dans tous les autres cas, l’Angolaise qui y aura recours pourrait risquer jusqu’à dix ans de prison.

Mais pour Manuel Imbamba, il ne faut surtout pas encourager l’avortement : « Après des débats intensifs, la note pastorale porte sur l’avortement, que la vie humaine est un don de Dieu qui ne peut pas être sacrifié pour un relativisme moral, l’égoïsme, un calcul sélectif et discriminatoire. C’est pour cela que les évêques réaffirment leur position en faveur de la vie. Ils sont contre la pratique de l’avortement. L’Eglise restera toujours les bras ouverts pour accueillir les enfants non voulus et garantir un soutien moral et psychologique. C’est pour cela qu’on en appelle à tous les chrétiens de promouvoir sans cesse la culture de la vie et mettre de côté toutes les autres questions de conscience ».

rfi

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