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Cardinal Monsengwo : « Je n’ai jamais posé ma candidature à la présidence de la République »

Cardinal Monsengwo : « Je n’ai jamais posé ma candidature à la présidence de la République »

En RD-Congo, le débat sur une éventuelle candidature du cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, bat son plein. La Dynamique chrétienne pour l’unité et la démocratie (DCUD) avait annoncé, le 20 juillet, le lancement d’une pétition en faveur de la candidature du célèbre homme d’Église. Le Comité laïc de coordination (CLC), un collectif de laïcs catholiques, a dénoncé cette pétition, soupçonnant une manipulation pour le discréditer. Lundi 30 juillet, le principal concerné a réagi à cette polémique.

« Je n’ai jamais posé ma candidature à la présidence de la République. Moi, j’ai autre chose à faire », a tranché, lundi 30 juillet, le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, mettant ainsi fin aux polémiques sur son éventuelle candidature à l’élection du 23 décembre 2018.

Le cardinal Monsengwo répondait à RFI deux jours après la publication d’une déclaration signée par le Comité laïc de Coordination (CLC), un collectif de laïcs de l’Église catholique. Celle-ci affirmait que : « Le cardinal Monsengwo n’est pas candidat ni à la présidence de la République, ni au poste d’administrateur d’une éventuelle transition ».

Depuis plusieurs jours, le débat sur son éventuelle candidature aux élections – ou le rôle d’administrateur qu’il pourrait jouer pour assurer une transition politique avant l’organisation d’élections – anime la vie politique de RD-Congo.

Une pétition pour la candidature du cardinal Monsengwo

Tout a commencé le 20 juillet. Ce jour-là, la Dynamique chrétienne pour l’unité et la démocratie (DCUD) a annoncé le lancement d’une pétition pour convaincre l’archevêque de Kinshasa de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Odette Babandoa, secrétaire exécutif national de ce collectif jusque-là inconnu, et présidente de l’Union des patriotes républicains (UPR), un parti politique, avait exprimé son souhait de voir l’Église catholique « libérer le cardinal Monsengwo » pour le bien de la RD-Congo et sa stabilité.

Le collectif avait, en outre, appelé les leaders de l’opposition, les personnalités de la société civile et les candidats potentiels à la présidentielle à soutenir une candidature de l’archevêque. Elle avait, au passage, taclé le CLC en ajoutant qu’il est plus utile d’élire Laurent Monsengwo comme président que « d’organiser quotidiennement des marches ».

Déjà en novembre 2017, le mouvement citoyen « Paix et Solidarité » avait organisé une simulation de vote appelée « vote citoyen ». Les résultats de ce scrutin publiés début 2018 désignaient le cardinal Monsengwo comme la personnalité la plus apte à être « administrateur » pour conduire une transition politique.

Tentative de discréditer l’archevêque de Kinshasa

Face à cette pétition largement relayée et commentée par la presse congolaise, les membres du Comité laïc de coordination – le collectif qui organise les marches de protestation anti-Kabila – ont émis des réserves. Ils soupçonnent le pouvoir d’avoir orchestré le lancement de cette pétition pour discréditer le cardinal en lui prêtant des intentions politiciennes. « Nous pensons qu’ils cherchent à démobiliser les chrétiens qui sont prêts pour la grande marche du 12 août, ont-ils confié à La Croix Africa, mardi 24 juillet. Il y a aussi des gens de bonne foi qui soutiennent cette opinion sans prendre la mesure des enjeux politiques ».

Le 7 juillet, le Comité laïc de coordination avait annoncé que, en cas de candidature de Joseph Kabila pour un troisième mandat présidentiel, diverses manifestations de désobéissance civile seraient organisées. Celles-ci devraient commencer le dimanche 12 août et s’étendre au lundi 13 août et au mardi 14 août.

Pour l’heure, le président Kabila ne s’est pas encore prononcé sur une éventuelle candidature mais l’on devrait être fixé avant le 8 août, dernier jour d’enregistrement des candidatures à la présidentielle.

Le comité laïc de coordination a, jusque-là, organisé trois marches de protestation contre les abus du pouvoir de Joseph Kabila – le 31 décembre, le 21 janvier et le 25 février – qui ont fait 17 morts.

Président depuis 2001, Joseph Kabila a fini son deuxième dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016 mais tente de se maintenir au pouvoir. Depuis le 31 décembre 2017, l’Église catholique est en première ligne dans la contestation de son régime.

La-Croix
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