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Dépassionner le débat biblique sur la #dîme

Dépassionner le débat biblique sur la #dîme

Le débat sur la dîme fait actuellement rage sur la toile depuis la déclaration du Président de la Conférence Épiscopale Ivoirienne soutenant que la dîme n’est pas obligatoire et que ce n’est pas catholique d’exiger son paiement.

Armés d’une lecture fondamentaliste de la Bible, certains ne sont pas loin de lui proposer un recyclage biblique gratuit. Il faut vraiment se méfier d’une telle façon de lire la Bible, surtout sur des questions purement matérielles.

La Bible parle bien sûr de la dîme mais on sait très bien qu’elle est passée de la législation mosaïque à la loi chrétienne, pour devenir obligatoire vers le IVe siècle.

L’histoire nous apprend également que c’est l’empereur Charlemagne qui, par deux cartulaires de 779 et 794, en a fait une loi civile. Et sous des formes diverses, elle subsista jusqu’à la Révolution. Le principe de son abolition fut décidé en 1789 et elle fut effectivement abrogée en 1792.

Toutefois, dans certains pays, la dîme a survécu sous la forme de l’impôt ecclésiastique, assurant à certaines Églises des ressources considérables.

Des pays comme la France, pour remplacer la dîme, sont parvenus à mettre en place un traitement de l’Etat pour les membres du clergé. Un traitement supprimé lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

C’est ainsi que pour y suppléer, on institua le denier de culte comme on avait institué le denier de Saint-Pierre pour remplacer les revenus de la papauté disparus à la suite de la conquête des Etats de l’Eglise par la maison de Savoie en 1870.

Voilà des faits historiques qui posent la question de la dîme dans le cadre global des ressources de l’église pour la prise en charge du clergé et non pas uniquement dans des considérations exégétiques étriquées.

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