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En Angola, les évêques s’inquiètent du chômage et de la criminalité chez les jeunes

En Angola, les évêques s’inquiètent du chômage et de la criminalité chez les jeunes

Les évêques catholiques angolais réunis pour leur première Assemblée plénière de l’année du 13 au 21 mars, se sont dits inquiets de la forte croissance du chômage et de la criminalité dans le pays. Ils ont également dénoncé la dépénalisation de l’avortement.

Du 13 au 21 mars la Conférence épiscopale d’Angola et de Sao Tomé-et-Principe (CESAT) a eu sa première Assemblée plénière de l’année à Luanda, la capitale angolaise. Au terme de leur rencontre, les évêques catholiques angolais ont publié un communiqué dans lequel ils se disent préoccupés par la « croissance galopante du chômage et de la criminalité chez les jeunes ».
Face à une jeunesse qui se sent « désespérée et sans solutions immédiates », les évêques angolais demandent au gouvernement des « mesures claires et urgentes » pour stimuler l’emploi.

Contexte socio-économique

L’économie angolaise est en récession depuis quelques années car fortement secouée par la chute du cours mondial du pétrole dont il est le second producteur en Afrique. Le gouvernement qui sollicite l’aide des institutions financières mondiales pour y faire face a également décidé de s’autofinancer, notamment par le biais des taxes. Les évêques qui ont commenté cette actualité estiment qu’« il est contre-productif de persécuter le marché informel sans proposer d’autres mesures de survie ». Ils ajoutent que les taxes « galopantes et agressives » étouffent et tuent les petites et moyennes entreprises ainsi que les couches les plus défavorisées de la société.
Toujours dans l’examen de la situation socio-économique, les évêques ont conclu que, malgré tous les investissements réalisés par l’exécutif dans le secteur de l’éducation, « il existe encore un grand nombre d’enfants en dehors du système éducatif ».

Dépénalisation de certains avortements

Dans leur communiqué, les évêques se sont par ailleurs exprimés sur la dépénalisation de certains avortements prévue dans le nouveau Code pénal. Ce texte approuvé par les députés le 23 janvier, considère comme une infraction pénale l’interruption de la vie intra-utérine. Mais il ouvre quelques exceptions, en particulier dans les cas où la femme enceinte risque de mourir, où la grossesse résulte du viol et de l’inceste et même lorsque le fœtus n’est pas viable.

Les évêques ont qualifié cette dernière mesure d’« attaque contre le cinquième commandement de la loi de Dieu ». « La vie est un cadeau de Dieu, qui doit être accueilli, aimé et défendu face à toutes les menaces », ont-ils insisté.

La Croix Africa
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