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La Communion Pascale : N’oubliez pas de « #faire_vos_Pâques »!

La Communion Pascale : N’oubliez pas de « #faire_vos_Pâques »!

Autrefois, le bon catholique se devait, au moins une fois dans l’année, et précisément à Pâques, se confesser et surtout communier. Les curés insistaient afin que chaque fidèle soit présent, à sa paroisse, pendant la Semaine Sainte ou le jour de Pâques, avec un sursis jusqu’au 2e dimanche de Pâques. En reconnaissance de sa présence, le fidèle repartait avec une image. Cette image était toujours numérotée, ce qui permettait tout simplement de comptabiliser le nombre de personnes ayant «rempli» leur devoir cultuel ou mieux de recenser ceux qui brillaient par leur absence.

Cette pratique a disparu mais l’obligation ( le précepte) grave de recevoir la sainte communion au moins une fois par an, durant le temps de Pâques demeure.

Un commandement de l’Eglise qui se fonde sur les paroles du Christ: « Si vous ne mangez pas la Chair du Fils de l’Homme, vous n’aurez pas la Vie en vous »(Jean 6, 54). C’est donc pour notre plus grand bien.

Ce que dit l’Eglise Catholique

« Communier au moins une fois l’an » est l’un des cinq préceptes de l’Eglise Catholique.

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique ordonne: « Tout fidèle est tenu par l’obligation de recevoir la Sainte Communion au moins chaque année à Pâques » ce qui « garantit un minimum dans la réception du Corps et du Sang du Seigneur en liaison avec les fêtes Pascales, origine et centre de la liturgie chrétienne » (CEC n°2042).

« Ce précepte doit être rempli durant le temps pascal, à moins que pour une juste cause, il ne le soit à une autre époque de l’année », précise le Code du Droit Canonique, canon 920, §2.

Le temps de la communion pascale

Il varie selon les conférences épiscopales. Pour la Conférence Épiscopale Sénégal, Mauritanie, Cap-Vert et Guinée Bissau, le temps pascal est du 15 février, premier dimanche de Carême, au 20 mai 2018, dimanche de Pentecôte (cf. Mandement de Carême).

Conditions de la communion pascale

La communion pascale doit être faite en état de grâce, c’est-à-dire non seulement ne pas avoir de péché sur la conscience, mais aussi être dans de bonnes dispositions, pour que le précepte soit rempli.

Il faut donc se confesser et se débarrasser de tout péché grave qui prive d’accès à la communion eucharistique et rompt l’état de grâce.

« Qui a conscience d’être en état de péché grave ne célébrera pas la Messe ni ne communiera au Corps du Seigneur sans recourir auparavant à la confession sacramentelle, à moins d’un motif grave et qu’il ne soit dans l’impossibilité de se confesser; en ce cas, il n’oubliera pas qu’il est tenu par l’obligation de faire un acte de contrition parfaite, qui inclut la résolution de se confesser au plus tôt » (cf. Can. 916).

Au moins une fois l’an, laisser la symbolique du passage, incarnée dans l’histoire du Christ crucifié et ressuscité, nous convertir, nous retourner, à nouveau dans la direction qu’elle indique : de la mort vers la vie ; pour nous-mêmes, pour nos proches, pour le monde. Voilà comment faire ses Pâques aujourd’hui!

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