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La situation «inacceptable» des catholiques mariés uniquement au civil

La situation «inacceptable» des catholiques mariés uniquement au civil

Habituellement, il est demandé aux catholiques devant se marier à l’église de passer d’abord à la Mairie pour le mariage civil et de présenter le document administratif de cette union.

Pourquoi?

Le mariage civil n’est pas requis par l’Eglise pour la validité du sacrement du mariage. Seulement, les catholiques sont invités à respecter les lois de l’Etat où ils se trouvent et dont ils ont la nationalité.

Le mariage civil est donc une formalité administrative à remplir obligatoirement devant l’autorité publique et qui permet également au couple de jouir de tous les avantages sociaux liés à leur mariage. En remplissant cette formalité, les catholiques n’oublieront pas d’opter pour la monogamie.

Dans certains pays, il est même explicitement interdit au ministre du culte de procéder au mariage religieux avant le mariage civil.

C’est le cas notamment en France. L’article 433-21 du code pénal prévoit en effet : « Tout ministre d’un culte qui procédera, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l’acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l’état civil sera puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. »

C’est la loi du 20 septembre 1792 qui a instauré la séparation entre mariage civil et mariage et retiré à l’Église la tâche de tenir l’état civil pour le confier aux municipalités. Depuis, tout mariage religieux doit être précédé d’un mariage à la mairie.

Le mariage civil insuffisant

Encore faut-il le rappeler, l’Eglise ne reconnaît que le mariage célébré devant elle entre deux baptisés. Pour elle, se limiter au mariage civil est insuffisant, et même «inacceptable» pour les catholiques.

Voici ce qu’elle en dit :

« Le cas de catholiques qui, pour des motifs idéologiques ou pour des raisons pratiques, préfèrent contracter un mariage civil, refusant ou repoussant à plus tard la célébration du mariage religieux, devient de plus en plus fréquent. On ne peut considérer que leur situation soit semblable à celle de ceux qui vivent ensemble sans aucun lien, car il y a au moins un certain engagement dans un état de vie précis et probablement stable, même si, souvent, la perspective d’un éventuel divorce n’est pas étrangère à cette décision. En demandant, de la part de l’Etat, la reconnaissance publique d’un tel lien, ces couples montrent qu’ils sont prêts à en assumer aussi les obligations en même temps que les avantages. Malgré cela, l’Eglise ne peut pas non plus accepter cette situation» ( Pape Jean-Paul II, Familiaris Consortio (1981), 82).

Cette position du Pape Jean-Paul II est le fruit d’une véritable évolution. Elle tranche nettement d’avec celles des Papes Pie IX pour qui «l’union conjugale entre les chrétiens n’est légitime que dans le mariage-sacrement, hors duquel il n’y a qu’un pur concubinage» et Léon XIII qui qualifiait le mariage civil d’«abominable concubinage».

A noter, enfin, que l’Église reconnaît la pleine validité d’un mariage civil, contracté entre deux personnes non baptisées.

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