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Le rire était une tradition de Pâques: « Risus paschalis »

Le rire était une tradition de Pâques: « Risus paschalis »

Dans le christianisme, le rire s’enracine dans le matin de Pâques.

En effet, la tradition ancienne permettait le rire et les plaisanteries licencieuses à l’intérieur de l´église à l’occasion de Pâques. Du haut de sa chaire, le prêtre se permettait toute sorte de récits et plaisanteries afin de permettre à ses paroissiens, après un long jeûne et une longue pénitence, de rire de bon cœur et ce rire était une renaissance joyeuse.

Le sens de cette coutume ?

Le matin de Pâques, alors que les forces des ténèbres sont persuadées de leur triomphe, le Christ Ressuscité détruit leurs certitudes.

On peut donc rire du « bon tour » joué à la mort. Ce n’est plus elle qui domine, mais bien le Christ Ressuscité et avec lui ceux qui lui font confiance.

Après la tristesse et la repentance du Vendredi-Saint, il s’agit donc de vibrer, à nouveau, à la vie et cela arrive si l’on peut rire de bon cœur.

Que racontait-on?

Ces plaisanteries et joyeux récits de Pâques étaient de type carnavalesque et avaient essentiellement trait à la vie matérielle et corporelle. Le rire était autorisé en même temps que l’était la viande et la vie sexuelle (interdites pendant le jeûne).

Il faut, toutefois, signaler qu’à côté du « rire pascal », il y avait également le « rire de Noël ». Si le premier se réalisait de préférence dans les sermons, les récits joyeux, les blagues et plaisanteries, le rire de Noël préférait les chansons drôles sur les sujets les plus laïcs, interprétées dans les églises ; les chants spirituels à leur tour étaient chantés sur des airs laïcs, voire même de rue.

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