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Le #Tabernacle, lieu le plus sacré d’une église

Le #Tabernacle, lieu le plus sacré d’une église

Le mot Tabernacle, du latin «tabernaculum», signifie « tente ». Il évoque « la Tente de la Rencontre » où Dieu rencontrait son peuple au désert, lieu privilégié de sa présence (Exode 33,7 – 29 ; 42). Dans l’Eglise catholique le Tabernacle est la petite armoire destinée, depuis le XVI° siècle, à conserver les hosties consacrées.

Son aspect

Le Tabernacle est recouvert d’un voile, le conopée, qui rappelle un peu la tente de l’Ancienne Alliance. Ce voile qui met encore plus en valeur l’endroit où il est situé peut changer de couleur en fonction du temps liturgique.

La présence réelle du Christ est indiquée par une lumière rouge pour que tout chrétien puisse être capable de repérer le Tabernacle lorsqu’il entre dans une église.

En effet, l’auteur du Livre du Lévitique (24, 3), indique que le grand prêtre Aaron (frère de Moïse) entretenait une flamme devant « le rideau de cette tente de la rencontre. Ce qui peut aider à comprendre pourquoi nos tabernacles ont toujours à coté d’eux une « une veilleuse ».

Les dispositions pratiques

La très sainte Eucharistie doit être conservée dans toutes les églises
paroissiales dans un tabernacle (can 934-938 CIC). Celui-ci doit être placé
dans un endroit visible et adapté à la prière (can. 938 § 2 CIC) ; en principe, il ne doit pas être sur l’autel où est célébrée la messe (PGMR n° 314-315).

Le tabernacle doit être unique, inamovible, d’un matériau solide et à l’abri de toute violation, non transparent et fermé de telle façon que soit évité au maximum tout danger de profanation (can. 938 °3 CIC, PGMR n° 314) ; il doit être béni avant son utilisation liturgique (PGMR n° 314).

Devant le tabernacle où la très sainte Eucharistie est conservée, une lampe doit constamment être allumée pour indiquer et honorer la présence du Christ (can. 940 CIC, PGMR n° 316).

L’attitude du fidèle devant le Tabernacle

Devant le Saint Sacrement, qu’Il soit enfermé dans le #Tabernacle ou exposé publiquement, on conservera la coutume vénérable de faire la génuflexion, en signe d’adoration. Il faut donner une âme à ce geste. Afin que le cœur s’incline avec un profond respect devant Dieu, la génuflexion ne sera faite ni d’une manière empressée, ni d’une manière distraite (Congrégation pour le Culte Divin, Instruction Inaestimabile Donum, Sur quelques normes relatives au culte du mystère eucharistique, 3 avril 1980, numéros 17 et 26).

Ne l’oublions pas : « dans les églises, le lieu plus sacré est celui où l’on conserve le Saint Sacrement » (Pape Benoît XVI).

 

Abbé Roger Gomis

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