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L’Eglise Catholique de France vers une nouvelle traduction du Credo

L’Eglise Catholique de France vers une nouvelle traduction du Credo

La commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle de la Conférence des évêques de France (CEF) est en train de finaliser la traduction du nouveau missel, attendue depuis 2002. Parmi les changements probables, celui du Credo.

La nouvelle traduction devrait remplacer le « de même nature que le Père » par « consubstantiel au Père », se rapprochant ainsi davantage du latin « consubstantialem Patri », selon le vœu de Rome, qui insiste depuis plusieurs années pour une fidélité des traductions à l’original.

Lors de la publication du missel de Paul VI en langue vernaculaire, en 1970, c’est la traduction « de même nature que le Père » qui avait été choisie, les experts estimant que le terme « de même substance » n’était pas assez clair, car renvoyant à un concept métaphysique maîtrisé par peu de personnes.

Mais beaucoup considèrent que le « de même nature que » est en effet incomplet théologiquement. Selon le catéchisme de l’Église catholique, le Père et le Fils ne se contentent pas de partager une même nature divine. En latin, comme en grec, la profession de foi issue du Concile de Nicée (325) proclame bien qu’ils sont de la même substance (homousios), et que le Fils est donc « consubstantiel » au Père. Ils sont un seul Dieu, et non pas deux personnes qui seraient simplement de même nature.

Avec cette affirmation, le Concile de Nicée rejetait fermement l’arianisme, un courant de pensée théologique du IVe siècle selon lequel Jésus était avant tout humain, avec une part de divinité en lui.

avec Lacroix

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