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[Les mots de la foi] : Pourquoi fête-t-on la miséricorde divine le deuxième dimanche de Pâques ?

[Les mots de la foi] : Pourquoi fête-t-on la miséricorde divine le deuxième dimanche de Pâques ?

Autrefois le dimanche qui suit celui de Pâques était placé sous le vocable de « deuxième dimanche après Pâques » et intitulé également « Dimanche Quasimodo » ou « Dimanche In albis ». Mais depuis le Concile Vatican II, on parle du 2e, 3e, 4e « Dimanche de Pâques ».

Avant Vatican II

Avant Vatican II, la solennité de Pâques était clôturée au dimanche suivant. Voilà pourquoi on parlait de « Dimanche après Pâques ».

Le premier dimanche après Pâques était appelé dimanche de « Quasimodo ». Un mot formé à partir des deux premiers mots latins de l’Antienne d’ouverture de la messe du jour. Un nom qui a, bien sûr, disparu avec la traduction française de l’Antienne.

Il était également appelé dimanche « In albis depositis », c’est-à-dire le dimanche des vêtements blancs retirés, car c’était le premier jour où les nouveaux baptisés de la vigile pascale paraissaient sans les robes blanches qu’ils avaient gardées toute la semaine.

Ce jour-là en effet a lieu la clôture solennelle des célébrations des baptêmes des catéchumènes.
« La solennité pascale se termine par la fête de ce jour, c’est pourquoi les néophytes changent aujourd’hui de vêtements, de telle sorte cependant que leur cœur garde toujours la blancheur de la robe qu’ils quittent », écrit saint Augustin dans un de ses Sermons sur le 2e dimanche après Pâques ;

Après Vatican II

Depuis le Concile Vatican II, on ne parle plus de « dimanche après Pâques », mais de « dimanche de Pâques ». Le sens de ce changement indique que le mystère de Pâques est célébré, comme en un seul et unique jour de fête, durant cinquante jours pour trouver son accomplissement au jour de Pentecôte.

Pâques est, effet, la fête la plus importante de toutes, « la fête des fêtes » disaient les Pères de l’Église ; d’ailleurs elle a existé avant la fête de Noël célébrée seulement à partir du IIe siècle.
Dès les premiers temps de l’Église, le mystère de Pâques était célébré chaque premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche, car Christ est ressuscité le premier jour de la semaine.
Rappelons que la date de la célébration commune de la fête de Pâques, le dimanche après la pleine lune, a été fixée par le Concile de Nicée en 325.

Fête de la miséricorde divine

Et c’est pour la distinguer de la Pâque juive et mettre en valeur le mystère de la mort et de la résurrection du Christ, que l’on décida d’adopter, au XVe siècle, le pluriel pour le mot Pâques.

C’est donc au début de ce temps pascal que l’Église nous invite à porter, dimanche prochain, notre attention vers le mystère de la Miséricorde, selon la demande même de Jésus à sœur Faustine Kowalska, religieuse polonaise morte en 1938 à l’âge de 33 ans. Le 10 janvier 1934, au cœur d’une retraite, Jésus dit à sœur Faustine : « Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde. »

Jean-Paul II institua la Fête de la Miséricorde pour toute l’Église le 30 avril 2000, jour de la canonisation de Sœur Faustine, à Rome, à la date révélée à la sœur Faustine.

Père Roger Gomis
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