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Lire à la messe : A quel moment se rendre à l’ambon et que faire en premier sur place?

Lire à la messe : A quel moment se rendre à l’ambon et que faire en premier sur place?

D’autres conseils, à la suite du post précédent, à l’attention des lecteurs liturgiques. Nous abordons ici cette étape où le lecteur s’apprête à se rendre à l’ambon pour commencer la lecture et ce qu’il faut commencer par faire en arrivant. Tout sauf se lancer dans la lecture !

  • A quel moment se rendre à l’ambon ?
    Avant la fin de l’Oraison d’ouverture faite par le célébrant. Le lecteur devra se rendre à l’ambon dès la fin de l’ « Amen » de l’assemblée. Marchez calmement, sans précipitation, en prenant votre temps. Lorsque vous passez devant l’autel, arrêtez-vous pour l’honorer en vous inclinant. Sur le plan émotionnel, cette petite marche pourra vous aider à maîtriser votre trac.
    Arrivé à l’ambon, assurez-vous d’abord que le livre est à la bonne page, que le micro est à la bonne hauteur et qu’il est ouvert. Prenez soin d’essayer les micros avant la célébration (ne jamais souffler sur le micro, il ne supporte pas l’humidité, donnez juste quelques coups avec votre doigt).
    Après, mettez-vous en bonne position, pour lutter contre le trac :
    – vos deux pieds bien posés par terre ;
    – vos deux mains sur les bords droit et gauche du pupitre.
  • Le regard
    Puis relevez la tête et regardez un instant l’assemblée, manifestez calmement et sobrement votre présence. Visez particulièrement les fidèles qui sont au fond de l’église ou sur les côtés. Ne commencez pas la lecture tant que le silence n’est pas établi (bruits de chaises, de toux …).
    En lisant, vous pouvez encore levez la tête à la fin d’un paragraphe, par exemple, ou pour souligner une formule. Mais évitez de le faire à la fin de chaque phrase (ça, c’est le tic de la poule). Vous lisez la Parole de Dieu, vous n’êtes pas en train de dialoguer avec l’assemblée, vous n’êtes pas non plus en train de prononcer une homélie. En réalité, la vraie communication dans l’acte de lecture ne vient pas du regard à l’assemblée, mais d’une parfaite diction portée par une voix intense et soutenue.
  • La respiration
    Nous sommes toujours dans la phase de mise en place. Mettez-la à profit pour respirer calmement, profondément par le ventre et non pas par la poitrine.
  • La voix
    La qualité de votre voix ? Ne vous en faîtes pas mais travaillez à lui donner un bon registre. Quelle que soit la voix qu’on a, on peut apprendre à lui donner un bon registre. La parole publique réclame qu’on parle « loin », c’est à dire pour ceux qui sont les plus éloignés, même si l’on dispose d’une bonne sonorisation.
  • Le Ton
    Cela dépend, bien sûr, du genre littéraire du texte et aussi du lecteur qui a sa personnalité, son tempérament, son timbre de voix. En règle générale, le ton d’une lecture réclame une grande sobriété de variation, une sorte d’intensité vibratoire à l’intérieur des syllabes déclamées. N’oubliez jamais que le ton soutenu demande que l’on monte : les fins de phrases ne doivent presque jamais se terminer par une descente, mais par une montée qui soutient le sens et l’ouvre à l’assemblée au lieu d’assommer ou de clore.
  • La vitesse
    C’est un important point technique qu’il faut travailler. La vérité, c’est qu’un lecteur lit à la bonne vitesse à partir du moment où il a l’impression qu’il lit trop lentement. Le son va plus vite que le sens. Si l’on va trop vite on risque l’incompréhension du texte.
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