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Mgr Ignace Bessi : « Il faut que les hommes politiques sachent que c’est la réconciliation qui prime sur les intérêts politiciens »

Mgr Ignace Bessi : « Il faut que les hommes politiques sachent que c’est la réconciliation qui prime sur les intérêts politiciens »

Comme suggéré il y a quelques mois par des responsables de l’Église catholique, le Chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara a accordé l’amnistie à 800 détenus de la crise post-électorale, lundi 6 août. Dans une émission diffusée par les médias catholiques, mardi 7 août, Mgr Ignace Bessi, président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cecci), a invité les hommes politiques à privilégier la réconciliation.

En Côte d’Ivoire, à l’occasion de la fête de l’indépendance célébrée le 7 août, le chef de l’État Alassane Ouattara, a accordé l’amnistie à 800 détenus de la crise post-électorale de 2010, dont l’ex-première dame Simone Gbagbo, et des ministres de l’ancien régime détenus ou en exil.

Cette décision intervient après plusieurs appels lancés par des responsables catholiques qui ont plaidé pour la libération de détenus de la crise post-électorale dont certains étaient en attente de leur jugement.

D’abord le 28 décembre, à la cathédrale Saint-Paul du Plateau à Abidjan, le cardinal Jean Pierre Kutwa, invitait le gouvernement ivoirien à mieux traiter l’« épineuse et délicate question des exilés, des prisonniers sans jugement », fondamentale pour la paix et la réconciliation.
À sa suite, le 31 décembre, Mgr Jean Jacques Koffi Oi Koffi, évêque de San Pedro, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, avait suggéré à Alassane Ouattara la libération de ces détenus par le mécanisme de la grâce présidentielle. Le chef de l’État peut, « en son âme de président et d’homme qui aime son peuple » ordonner que « les hommes et les femmes, quelle que soit leur situation, qui seront jugés cette année, bénéficient de la grâce du président de la République », avait estimé Mgr Koffi Oi Koffi.

Primauté de la réconciliation

Plus récemment, dans une émission diffusée simultanément dans tous les médias catholiques ivoiriens, le 7 août, à l’occasion de la fête de l’indépendance ivoirienne, Mgr Ignace Bessi, président de la conférence des évêques catholiques (Cecci) a appelé les hommes politiques ivoiriens à la culture de la paix. Se référant à l’exhortation apostolique Africae Mumus de Benoît XVI, il a réitéré, la position de l’épiscopat ivoirien sur le processus de réconciliation nationale. « Il faut que les hommes politiques sachent que c’est la réconciliation qui prime sur les intérêts politiciens, a-t-il ainsi insisté. Ce sont des cœurs réconciliés qui peuvent vivre une politique qui se mette au service de tous et d’un développement harmonieux au service de tous. »

Le président de la Cecci a par ailleurs exprimé ses inquiétudes face à la tension sociopolitique, à deux ans de la présidentielle prévue en octobre 2020 et encouragé les hommes politiques à privilégier un débat sans violence. « La Côte d’Ivoire est un pays de dialogue, et j’appelle les acteurs politiques à favoriser et à accepter le débat contradictoire, a-t-il exhorté. Le peuple n’est pas obligé de parler dans un sens. Il faut accepter le débat d’idée nécessaire à la démocratie, un dialogue franc et sans violences autour des questions graves ».

 

La-Croix

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