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Peut-on célébrer des funérailles pour les enfants morts sans Baptême ? Quel serait alors leur sort ?

Peut-on célébrer des funérailles pour les enfants morts sans Baptême ? Quel serait alors leur sort ?

Contrairement à ce que beaucoup de fidèles imaginent, l’Eglise Catholique accepte la célébration des funérailles chrétiennes pour des enfants morts avant le baptême, avec la permission de l’Ordinaire du lieu, si les parents avaient l’intention de les faire baptiser.

« L’Ordinaire du lieu peut permettre d’accorder les funérailles ecclésiastiques aux petits enfants que leurs parents avaient l’intention de faire baptiser mais qui sont morts avant le baptême », stipule le Code de Droit Canonique (cf. canon 1183, § 2)

Si donc, les deux conditions sont établies : le souhait des parents de faire baptiser leur enfant avant sa mort et l’autorisation de l’Ordinaire du lieu (Evêque, Vicaire général ou Vicaire épiscopal), on peut célébrer une cérémonie d’obsèques complète, comme celle prévue pour un enfant baptisé, sauf s’il avait atteint l’âge de raison.

Et dans son ouvrage sur la célébration des sacrements, le liturgiste Pierre Jounel propose, à cet effet, deux formes de célébration : soit une liturgie de la Parole de Dieu, suivie du dernier adieu, ou, selon l’opportunité, la célébration de la messe des funérailles (cf. Les Funérailles pour un enfant pas encore baptisé, in La Célébration des Sacrements, p. 990)

Pourquoi avant l’âge de raison ?

Selon la conception de la théologie de l’Eglise Catholique, les personnes douées de l’usage de leur raison peuvent refuser le salut qui leur est acquis et offert par le Seigneur alors que les enfants morts sans baptême, avant l’usage de raison, ne peuvent opposer aucune résistance à cette volonté de Dieu.

Comment peuvent-ils alors être sauvés sans le Baptême ?

Si l’Église catholique « ne connaît pas d’autre moyen que le baptême pour assurer l’entrée dans la béatitude éternelle » (cf. CEC 1257), elle affirme tout de même : « Quant aux enfants morts sans baptême, l’Église ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés (cf. 1 Tm 2, 4), et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire : “Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas” (Mc 10, 14), nous permettent d’espérer qu’il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême. » (cf. CEC 1261)

Et le cas des enfants morts privés de Baptême par la faute de leurs parents ?

Dans la situation où les parents n’avaient pas l’intention de faire baptiser leurs enfants, il reste possible de les accueillir pour un temps de prière à l’église.

« Quant aux enfants morts sans Baptême, la liturgie de l’Église nous invite à avoir confiance en la miséricorde divine, et à prier pour leur salut », recommande, encore, le Catéchisme de l’Église Catholique (cf. CEC 1283)

Abbé Roger Gomis
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