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Le Purgatoire : les catholiques y croient, des protestants le rejettent mais la Bible en parle

Le Purgatoire : les catholiques y croient, des protestants le rejettent mais la Bible en parle

Pour les catholiques, le purgatoire est une étape nécessaire aux âmes impures pour “entrer dans la joie du ciel”. Souillée par des péchés qu’elle n’a pas encore eu le temps d’expier au moment de sa mort, l’âme doit subir dans l’au-delà un temps de purification pour pouvoir pleinement participer à la félicité promise aux Justes. Voilà l’idée à l’origine du purgatoire.

Le purgatoire est une “vérité de foi” pour les catholiques. Mais elle n’est pas acceptée par les différents courants du protestantisme, ni par l’Eglise orthodoxe. En 1520, Léon X fulminait contre Luther, pour qui le purgatoire ne pouvait être prouvé par aucune autorité scripturaire canonique.

A la fin du Moyen Âge, ce temps de purification est généralement conçu comme un moment pendant lequel l’âme souffre les mêmes affres que les damnés, avec toutefois la certitude que cette souffrance n’est que provisoire. C’est un élément-clé des pratiques de piété de cette époque: fraternités, messes pour les morts, indulgences, tout cela concourt à limiter les tourments promis aux âmes des êtres chers.

Dans son édition de 1992, le Catéchisme de l’Eglise catholique souligne toutefois que l’existence du purgatoire n’est pas complètement étranger aux Ecritures lorsqu’elles mentionnent un “feuoo purificateur” (1 Co 3, 15 ou 1 P 1, 7).

De plus, dans l’Ancien Testament, le second livre des Maccabées stipule que Judas Maccabée exécute un “sacrifice expiatoire pour les morts afin qu’ils soient délivrés de leur péché” (2 M 12, 46).

Or le Livre des Maccabées ne se retrouve pas dans les Bibles protestantes. Quant au texte de Paul sur le salut “comme à travers un feu” (1 Co 3, 15), il est soumis à une autre interprétation. Le feu qui représente le jugement dans les Ecritures est unique, donc réservé à chaque homme une seule fois et à l’issue duquel Dieu accepte ou non l’homme dans sa présence (He 9, 27).

avec cath.ch

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