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Qu’est-ce que la mi-Carême et le dimanche Laetare ?

Qu’est-ce que la mi-Carême et le dimanche Laetare ?

La mi-Carême est une vieille tradition, issue du Moyen Âge, qui permettait aux chrétiens de marquer une pause dans les privations et le jeûne qui accompagnent généralement la période du Carême.

Tombée en désuétude aujourd’hui, elle avait lieu le troisième jeudi de Carême, vingtième jour, à compter du premier jour de Carême, le Mercredi des Cendres, en évitant de prendre en compte les dimanches et en rajoutant les trois premiers jours de la semaine. C’est année, c’était le jeudi 28 mars.

Il s’agit, en quelque sorte, d’une « mi-temps » qui aboutit au « Dimanche Laetare », quatrième dimanche de Carême.

À la mi-Carême, les chrétiens pouvaient manger à nouveau, après les festivités du Mardi gras, les œufs qui ne se conservent guère plus de 20 jours. Une belle occasion, à une époque où les réfrigérateurs n’avaient pas encore fait leur apparition, pour vider les réserves en « mangeant gras ». On imagine facilement la joie qui se lisait sur certains visages marqués par vingt jours de privation.

Au quatrième dimanche de la montée vers Pâques, célébré trois jours après, donc le 31 mars prochain, la liturgie est également marquée par une pause. Les vêtements et autres ornements liturgiques sont au rose (là où il en existe encore). Le violet, couleur de pénitence est rangé et mis de côté pour faire place à la couleur rose (mélange de violet et blanc), couleur de l’aurore, plus apte à faire entrevoir la joie qui se prépare. Dans certains lieux de culte, on peut se remettre à jouer avec les instruments de musique dont l’usage est suspendu pendant le Carême.

L’Église « donne droit » alors à ses fidèles à une pause bien joyeuse, pour leur permettre de se « rafraîchir » et de « souffler » avant d’entamer une seconde période des divers et rigoureux pénitences et sacrifices plus intenses. C’est le « dimanche Laetere ».

En effet, le quatrième dimanche de Carême est ainsi traditionnellement désigné. Une dénomination qui évoque les premiers mots de l’antienne d’ouverture de la messe de ce jour : « Réjouissez-vous » !

Profitons donc de cette occasion de faire le point sur le chemin parcouru et les résolutions prises au début.

 

Abbé Roger Gomis

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