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Saccage de la grotte mariale de St Abraham de Guédiawaye: une profanation ou dégradation?

Saccage de la grotte mariale de St Abraham de Guédiawaye: une profanation ou dégradation?

La grotte mariale de la paroisse St Abraham de Guédiawaye a été saccagée ces derniers jours par des individus non encore identifiés. Un acte qui a suscité l’émoi aussi bien chez les fidèles catholiques qu’auprès des non catholiques. Il est puni par le code pénal. Que dit l’Église en pareil cas?

Le droit canonique stipule: «Les lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l’Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu’il ne soit pas permis d’y célébrer le culte tant que l’injure n’a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques» (cf. Canon 1211).

Ainsi, pour l’Eglise catholique, il y a profanation lorsques les actes de violence portent sur les « lieux sacrés » et provoquent le « scandale des fidèles ». Et c’est bien le cas à la paroisse Saint Abraham: la grotte mariale a été vandalisée et les fidèles sont sous le choc.

A ces deux premiers éléments de précision, le code de droit canonique ajoute un troisième et souligne qu’il doit s’agir d’« actions gravement injurieuses ». L’Eglise veut donc connaître les véritables intentions des auteurs de ces actes de sabotage. Ont-ils délibérément agit à l’encontre de la foi catholique ou alors est-ce le fait d’un déséquilibré mental ou encore une mauvaise manoeuvre de quelques jeunes guerriers en manque de confiance?

C’est là que les autorités publiques sont encore interpellées pour traquer, retrouver les auteurs présumés de ces agressions de plus en plus fréquentes des lieux de culte ou sacrés, déterminer leurs responsabilités et permettre à l’Eglise de réparer le préjudice spirituel subi.

Et c’est urgent!

D’abord parce que lorsqu’il y a profanation, il n’est pas permis de prier ou de célébrer dans cette grotte « tant que l’injure n’a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques », sous le contrôle de l’évêque diocésain qui décide d’un éventuel acte de réparation. Tout retard dans ce sens augmente le préjudice!

Ensuite, il faut préserver à tous prix la paix sociale et garantir la liberté de culte proclamée par la Constitution du Sénégal.

Roger GOMIS

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