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Semaine Sainte : les précieux enseignements du passé

Semaine Sainte : les précieux enseignements du passé

De précieux enseignements sur le sens de la Semaine Sainte et comment elle était vécue au début du christianisme, nous sont rapportés par un grand liturgiste français, doublé d’historien, Dom Guéranger, moine bénédictin du 19ème siècle dans son ouvrage « L’Année Liturgique ».

En voici quelques un:

La Semaine sainte était déjà en grande vénération au IIIème siècle, d’après le témoignage contemporain de saint Denys, évêque d’Alexandrie. Dès le siècle suivant, saint Jean Chrysostome parle, dans une homélie de la « Grande Semaine ». Il explique qu’elle est désignée comme telle « non pas qu’elle ait plus de jours que les autres, ou que les jours y soient composés d’un plus grand nombre d’heures, mais à cause de la grandeur des mystères que l’on y célèbre ».

Les anciennes appellations

Si la désignation « Semaine Sainte » est la plus usitée et la plus répandue aujourd’hui, cette semaine a été déjà été placées sous d’autres appellations. On parlait de « Semaine peineuse ou pénible » (pœnosa), à cause des souffrances de Jésus-Christ et des saintes fatigues qu’exige sa célébration ; de « Semaine d’indulgence », parce que l’on y recevait les pécheurs à la pénitence et enfin de « Semaine sainte », à cause de là sainteté des mystères dont on fait la commémoration.

La célébration de la Semaine Sainte dans l’antiquité

Le jeûne pendant cette dernière semaine de Carême était rigoureux en termes de pénitence et de d’efforts.

Les fidèles s’abstenaient de nourriture aussi loin que les forces humaines pouvaient le permettre. Saint Epiphane raconte qu’il y avait des chrétiens qui prolongeaient le jeûne depuis le lundi matin jusqu’au chant du coq le jour de Pâques. Toutefois, pour la plupart, l’usage était de demeurer sans manger depuis le Jeudi saint au soir jusqu’au matin du jour de Pâques.

La Semaine sainte étaient également caractérisée par des veilles prolongées la nuit dans l’église. Le Jeudi saint, après avoir célébré les divins mystères en commémoration de la dernière Cène du Seigneur, le peuple persévérait longtemps dans la prière.

La nuit du Vendredi au Samedi se passait presque tout entière dans les veilles, afin d’honorer la sépulture du Christ : mais la plus longue de toutes ces veilles était celle du Samedi, qui durait jusqu’au matin du jour de Pâques.

« Le peuple entier y prenait part ; il assistait à la dernière préparation des catéchumènes ; il était ensuite témoin de l’administration du baptême ; et l’assemblée ne se séparait qu’après la célébration du saint Sacrifice, qui ne se terminait qu’au lever du soleil ».

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