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Carême : Pénitence

Carême : Pénitence

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ, nous poursuivons notre cheminement de prière et de retour à Dieu et en ce deuxième vendredi de carême, nous parlerons de la PENITENCE.

La pénitence est un mot que nous utilisons ou que nous entendons très souvent dans nos liturgies sans peut être pour autant comprendre sa signification profonde. En effet, c’est un terme qui vient de la traduction latine du mot grec « Metanoia » qui signifie  « conversion » (littéralement changement d’esprit) du pécheur. Très souvent, et c’est un piège qu’il faut surtout éviter, on pense aux mots peine ou même pénitencier qui peuvent nous renvoyer à une sorte de punition. Attention, car dans notre contexte liturgique, faire pénitence nous renvoi plutôt à une conversion du cœur. La pénitence est ainsi liée aux péchés qui nous causent de la peine et donc nous stimule à un changement de vie et de comportement pour revenir à l’essentiel c’est-à-dire à Dieu. A travers l’exercice de la pénitence, le pénitent cherche en effet à se remettre debout pour marcher sur le droit chemin celui du BIEN.

Mes très chers frères et sœurs, au début de ce temps de carême nous avons tous entendu ces paroles très fortes du prophète Joël qui nous invitait à la conversion et à un retour à Dieu : « Il est encore temps, maintenant, de revenir à moi, affirme le Seigneur. Faites-le de tout votre cœur : jeûnez, pleurez et suppliez-moi. (Mais) il ne suffit pas de déchirer vos vêtements, c’est votre cœur qu’il faut changer. Oui revenez au Seigneur votre Dieu. (Cf. Joël 2, 12-13.) Le prophète nous invite à faire ce pas important et résolu dans notre vie pour bénéficier de la grâce du pardon et de la miséricorde infinie de Dieu. Le sacrement de la pénitence ou de la confession est le lieu privilégier pour nous pendant ce temps de carême pour nous laisser réconcilier avec Dieu et avec nos prochains. Comme beaucoup peuvent le penser, le sacrement de la pénitence n’est pas une triste nécessité, un tribunal ou encore moins une chambre de torture. Mais il est le moyen par lequel tout pécheur peut recevoir et expérimenter dans la joie la miséricorde infinie de Dieu. Le sacré cœur de Jésus sur la croix n’est pas percé par une lance mais plutôt ouvert à tous et reste aussi le lieu où tout pécheur qui se repenti est inondé et lavé de ses péchés par la miséricorde inépuisable de Dieu. C’est pour ainsi dire mes chers frères et sœurs que le sacrement de la pénitence est un sacrement merveilleux. Et nous pasteurs, à qui Dieu a confier le ministère d’absoudre les péchés en son nom, nous avons aussi la lourde charge d’aimer et de faire aimer à nos fidèles ce si beau et merveilleux sacrement de la réconciliation. Faire carême c’est aussi l’occasion favorable pour redécouvrir la beauté et la joie d’être pardonné par Dieu. En effet les textes liturgiques de ce deuxième vendredi de carême nous y invitent fortement. La première lecture tiré du livre du prophète Ezéchiel nous dit ceci : « Si un méchant renonce à ses mauvaises actions, s’il se met à obéir à mes règles et à agir conformément au droit et à la justice, il n’aura pas à mourir, assurément il vivra. » (Cf. Ez 18, 21.) Donc Dieu ne veut la mort du pécheur, mais veut qu’il se convertisse et qu’il vive. Se réconcilier avec Dieu c’est aussi se réconcilier avec son frère et l’Evangile de Mathieu au chapitre (5, 20-30) de ce vendredi nous le dit à travers des termes que nous connaissons bien, vue que nous les chantons souvent. «  Si tu présentes ton offrande à l’autel et que là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, vas d’abord te réconcilier avec lui et puis viens et présentes ton offrande. »

Alors si en parlant de la pénitence durant ce temps fort de carême, j’ai beaucoup insisté sur le sacrement de la réconciliation, c’est pour ainsi dire et souligner que faire pénitence ce n’est pas seulement et toujours s’abstenir de quelque chose comme par exemple : l’abstinence obligatoire le mercredi des cendres et le vendredi saint, la viande les vendredis de carême ou de l’année, l’alcool, la cigarette les friandises, les jouillances mondaines etc…mais c’est surtout purifier son cœur en faisant recours au sacrement de la confession et prendre la ferme résolution avec le secours de la grâce_ comme on le dit dans l’acte pénitentiel_ de ne plus offenser le Seigneur et de faire pénitence.

Chers frères et sœurs, laissons-nous donc réconcilier avec Dieu pour que sa miséricorde infinie nous renouvelle profondément, afin que libérés de la corruption du péché et de tout mal, nous entrions en communion avec le mystère de son salut. Amen ! Bonne continuation.

Père André Boucar SENE. omi

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